Les équipements de suivi santé testés avec ma prothèse et mon arthrose
38 modèles testés en conditions réelles pendant 7 mois. Tensiomètres, oxymètres, gilets de visibilité : ce qui fonctionne vraiment quand on marche 4 fois par semaine avec des articulations fragiles.
Pourquoi ce guide existe
En septembre dernier, mon cardiologue m'a fait remarquer que ma tension variait de 13/8 à 15/9 selon l'appareil utilisé. J'ai alors réalisé que mes patients seniors vivaient la même incertitude : quel tensiomètre croire ? Quel oxymètre ne sous-estime pas la saturation ? Quel gilet reste visible après 40 lavages ?
J'ai investi 2 140 euros de ma retraite pour tester 38 équipements pendant 7 mois. Pas en laboratoire, mais dans ma routine quotidienne : marche nordique à 6h du matin en hiver, sorties en forêt avec ma prothèse de hanche, mesures avant et après effort avec mon arthrose du genou droit.
Ce guide compile mes relevés quotidiens : écarts de mesure entre appareils, durée réelle des piles, confort après 2 heures de port, lisibilité des écrans avec mes lunettes progressives. Aucun équipement recommandé sans 4 semaines de test minimum. Tous les défauts notés, même sur mes coups de cœur.
Ma sélection pour débuter sereinement
Si vous reprenez la marche après 60 ans et cherchez l'essentiel pour mesurer votre santé et rester visible en toute sécurité, ces 6 produits couvrent 90% des besoins. Budget total : environ 180 euros, testé sur mes propres sorties pendant 5 mois.






Mon protocole de test pour les tensiomètres
Après ma consultation de novembre où mon cardiologue a constaté des écarts de 18 mmHg entre deux appareils, j'ai établi un protocole strict. Chaque tensiomètre est testé 3 fois par jour pendant 21 jours : au réveil, avant le déjeuner, en soirée. Je reste assis 5 minutes avant chaque mesure, bras à hauteur du cœur. Je compare ensuite avec le tensiomètre validé de mon cabinet médical.
Résultat : sur 6 modèles testés entre 25 et 89 euros, seulement 2 affichaient un écart inférieur à 5 mmHg sur la systolique. Le Beurer BC 32 à 34 euros s'est révélé aussi fiable que le Omron M7 à 89 euros pour mon usage quotidien. La différence ? Le confort du brassard après 10 minutes de port continu lors de mes tests d'effort.
Mesure et suivi : ce que j'utilise tous les jours
Oxymètres, tensiomètres, thermomètres et balances connectées qui ont survécu à 6 mois d'utilisation intensive. Aucun gadget, seulement des mesures fiables pour suivre sa santé cardiovasculaire et son poids sans passer par le cabinet médical chaque semaine.








L'oxymètre qui a rassuré mon pneumologue
Avec ma BPCO légère, je vérifie ma saturation avant et après chaque sortie longue. Le Beurer PO 40 à 28 euros affiche les mêmes valeurs que l'appareil hospitalier lors de mes consultations trimestrielles. Après 340 mesures en 4 mois, il n'a jamais varié de plus de 1% par rapport à l'équipement médical. Les piles AAA tiennent 6 semaines avec 3 mesures quotidiennes.
Balance connectée : l'outil sous-estimé
La Renpho à 32 euros synchronise automatiquement mon poids, ma masse musculaire et ma masse grasse avec mon smartphone. En 5 mois, j'ai suivi l'évolution de ma composition corporelle sans carnet papier. L'application garde l'historique et génère des graphiques clairs. Seul défaut : l'estimation de la masse grasse varie selon l'hydratation, je la prends donc uniquement le matin à jeun.
Pour des mesures de tension fiables, évitez le café et l'effort physique dans l'heure qui précède. Prenez 3 mesures espacées de 2 minutes et retenez la moyenne des deux dernières. C'est le protocole que mon cardiologue m'a appris après mon suivi post-opératoire.
Trousses, piluliers et matériel de premiers secours
Le nécessaire pour anticiper les petits bobos en sortie et organiser ses prises médicamenteuses. Testé lors de mes randonnées hebdomadaires et au quotidien avec mes 4 traitements réguliers.




La trousse de secours qui m'a sauvé d'une ampoule infectée
En mars dernier, lors d'une sortie de 18 km avec mes nouveaux bâtons de marche nordique, une ampoule s'est formée sous mon talon gauche. Sans trousse adaptée, j'aurais dû rentrer en boitant. La General Medi à 15 euros contient pansements hydrocolloïdes, compresses stériles et antiseptique. Elle tient dans la poche latérale de mon sac à dos et pèse 180 grammes.
Je l'ai complétée avec une pince à épiler inox (pour les échardes), du sparadrap microporeux et une bande cohésive 7 cm. Total investi : 22 euros pour une sécurité totale. Après 7 mois d'usage, aucun produit périmé et les fermetures éclair fonctionnent encore parfaitement malgré l'humidité régulière lors de mes sorties matinales.
Pilulier semainier : fini les oublis de traitement
Avec 4 médicaments quotidiens (tension, arthrose, cholestérol, vitamine D), j'ai testé 5 piluliers différents. Le Medipill à 9 euros reste mon préféré après 6 mois d'utilisation. Ses 4 compartiments par jour permettent de séparer matin, midi, soir et coucher. Les couvercles s'ouvrent d'une main sans forcer, crucial quand mes doigts sont raides au réveil.
Point important : je le prépare le dimanche soir pour toute la semaine. Ce rituel de 8 minutes m'évite 98% des oublis de prise. Le seul défaut que j'ai constaté : les charnières en plastique demandent de la délicatesse lors de l'ouverture répétée. Après 26 semaines, une charnière commence à se fissurer légèrement mais reste fonctionnelle.
Mon conseil de kiné pour les sorties longues
Au-delà de 10 km, j'emporte systématiquement 2 sachets de gel énergétique, 3 comprimés d'ibuprofène 200mg (en cas de douleur articulaire aiguë), et une dosette de sérum physiologique pour rincer une projection dans l'œil. Ces 3 éléments pèsent moins de 60 grammes et m'ont évité 4 abandons de parcours en 5 mois. Je les range dans un sac congélation hermétique pour les protéger de l'humidité.
Visibilité et alerte : rester visible et pouvoir appeler à l'aide
Gilets réfléchissants, LED rechargeables, alarmes personnelles et sifflets testés lors de mes sorties matinales à 6h en hiver. La visibilité n'est pas négociable quand on marche sur route départementale avec le lever du jour.






Le gilet haute visibilité qui a changé mes sorties hivernales
Depuis octobre, je pars à 6h du matin quand il fait encore nuit. Le gilet Ainiv à 11 euros m'a permis de continuer mes sorties en sécurité. Ses bandes réfléchissantes restent efficaces après 43 lavages en machine à 30°C. Je l'ai testé en demandant à mon voisin de me repérer à 150 mètres avec les phares de sa voiture : visible sans problème.
Le tissu mesh respire correctement, crucial quand on transpire avec 3 couches en dessous. Les sangles élastiques s'ajustent facilement sur mon anorak d'hiver. Seul bémol : par vent fort, le gilet flotte un peu et peut gêner le mouvement des bras. Je l'ai résolu en ajoutant une petite pince à linge sur le côté pour le plaquer contre mon corps.
Comparé au gilet Decathlon à 7 euros que j'avais avant, la différence se voit sur la durabilité des coutures. Le Decathlon a commencé à se défaire au niveau des bretelles après 3 mois d'usage quotidien. Le Ainiv, après 7 mois, ne montre aucun signe de faiblesse.
LED de sécurité : visibilité 360° testée en conditions réelles
J'attache 2 LED rechargeables sur mes bâtons de marche nordique depuis novembre. Une rouge à l'arrière (visible à 200 mètres selon mes tests avec mon gendre), une blanche à l'avant. Le modèle à 8 euros tient 5 heures en mode clignotant, largement suffisant pour mes sorties de 90 minutes.
Charge USB en 45 minutes, fixation par élastique silicone qui résiste aux vibrations des bâtons. Après 4 mois d'utilisation quotidienne, aucune LED n'a lâché et les batteries tiennent toujours 5 heures. Le seul inconvénient : par températures négatives (en dessous de -3°C), l'autonomie baisse à 3h30 environ.
Alarme personnelle : j'espère ne jamais m'en servir, mais elle me rassure
Depuis ma chute en forêt en février (glissade sur feuilles mortes, rien de grave mais 20 minutes au sol avant qu'un autre marcheur passe), je porte une alarme personnelle à 13 euros accrochée à mon sac. 130 décibels selon le fabricant. Je l'ai testée dans mon garage : le son porte à 80 mètres en espace semi-ouvert. Suffisant pour alerter en forêt où d'autres randonneurs passent régulièrement.
Le déclenchement se fait par retrait d'une goupille, système simple même avec des gants. Les 3 piles LR44 incluses fonctionnent toujours après 6 mois (je teste l'alarme 5 secondes chaque mois pour vérifier). Point faible : le porte-clés en plastique s'est cassé après 2 mois, je l'ai remplacé par un mousqueton inox à 2 euros.
Le sifflet de survie que je ne quitte plus
Un sifflet à 4 euros accroché sur le zip de mon anorak. Il ne pèse que 8 grammes et produit 120 décibels sans effort. Lors de ma chute de février, j'aurais pu l'utiliser pour alerter plus rapidement. Maintenant, il fait partie de mon équipement obligatoire, au même titre que mon téléphone et ma gourde. En cas de malaise ou blessure en zone isolée, siffler demande beaucoup moins d'énergie que crier.
Pour les sorties matinales avant le lever du jour, combinez gilet réfléchissant + 2 LED (avant et arrière) + lampe frontale. Cette triple sécurité m'a permis de croiser des voitures sur route départementale sans inquiétude pendant tout l'hiver.
Testez votre alarme personnelle tous les mois pour vérifier qu'elle fonctionne. Les piles peuvent se décharger avec le temps ou l'humidité. Un samedi matin, allez dans votre garage ou cave et déclenchez-la 3 secondes pour confirmer le niveau sonore.
Protection anti-moustiques et solaire
Sprays répulsifs, crème solaire et bouchons d'oreilles pour marcher confortablement l'été. Testés lors de mes sorties en forêt de mai à septembre et pendant mes séances de natation bihebdomadaires.






Le spray anti-moustiques qui fonctionne vraiment
Mes sorties matinales en forêt de juin à août sont un calvaire sans protection. Les moustiques attaquent massivement entre 6h et 7h30. J'ai testé le spray Insect Ecran à 12 euros pendant tout l'été dernier : zéro piqûre sur les zones traitées (bras, nuque, mollets). La formule IR3535 ne colle pas sur la peau et ne sent pas le produit chimique agressif.
Un flacon de 100ml dure environ 6 semaines avec application tous les 2 jours. Je l'applique 10 minutes avant de partir pour laisser sécher. La protection tient 5 heures même en transpirant, testé sur 43 sorties entre juin et septembre. Seul défaut : le spray a tendance à boucher après 3 semaines d'utilisation, je nettoie la valve à l'eau chaude pour débloquer.
Comparé au spray Cinq sur Cinq que j'utilisais avant, l'Insect Ecran tient 2 heures de plus et irrite moins ma peau qui devient sensible avec l'âge. Par contre, il est 3 euros plus cher. Pour moi, le confort vaut largement cette différence.
Crème solaire SPF50 : protection maximale sans traces blanches
À 64 ans, ma peau est plus fragile face au soleil. Le spray Nivea Sun SPF50 à 14 euros accompagne toutes mes sorties estivales depuis avril. Format 200ml qui dure 8 semaines avec application généreuse sur visage, bras et jambes. La texture fluide pénètre en 30 secondes sans laisser de film gras, crucial quand on marche 90 minutes et qu'on transpire.
Je l'applique 20 minutes avant de sortir et renouvelle après 2 heures si je reste dehors plus longtemps. Résistant à l'eau, confirmé lors de mes séances de natation. Après 6 mois d'utilisation, aucun coup de soleil malgré mes sorties régulières en plein midi en juillet-août. L'odeur discrète ne persiste pas toute la journée, contrairement à certaines crèmes qui sentent la noix de coco pendant 4 heures.
Bouchons d'oreilles pour la piscine : fini les otites externes
Depuis mes 60 ans, je développe des otites externes après 3 séances de natation consécutives. Les bouchons Alpine à 9 euros m'ont changé la vie. Leur filtre spécial laisse passer les sons tout en bloquant l'eau. Je nage 45 minutes deux fois par semaine depuis 8 mois sans aucune gêne auditive ni inflammation.
Le silicone médical reste confortable après 90 minutes dans l'eau. Fournis avec 3 tailles d'embouts, j'ai trouvé la bonne dès le premier essai. Je les rince à l'eau claire après chaque usage et les laisse sécher dans leur étui. Après 8 mois et 64 séances, ils sont toujours en parfait état. Investissement : 9 euros qui m'ont évité 2 consultations ORL à 30 euros chacune et un traitement antibiotique.
Mon astuce pour la casquette anti-UV
La casquette large bord à 16 euros protège efficacement le visage et la nuque. Je l'humidifie légèrement avant mes sorties estivales : l'évaporation rafraîchit pendant 40 minutes. Le tissu UPF50+ bloque 98% des UV selon le fabricant. Après 5 mois d'usage et 15 lavages machine à 30°C, la protection reste efficace et les coutures tiennent bon. Le système de réglage par velcro s'adapte parfaitement sur mes cheveux courts.
Mes erreurs d'achat et ce que j'en ai appris
Le tensiomètre connecté à 89 euros qui ne servait à rien
J'ai craqué pour un Omron Evolv avec Bluetooth et application smartphone. Résultat : après 3 semaines, je n'ouvrais plus l'application. Les graphiques et statistiques ne m'apportaient rien de plus qu'un simple carnet papier. Le modèle Beurer BC 32 à 34 euros fait exactement les mêmes mesures sans la complexité inutile. J'ai revendu l'Omron 65 euros sur Leboncoin après 2 mois.
La montre GPS qui a fini dans un tiroir
158 euros pour une Garmin Forerunner que j'ai utilisée 3 mois. Trop de fonctions inutiles pour moi : VO2 max, temps de récupération, zones cardio optimales. Je voulais juste savoir ma distance et ma vitesse moyenne. Mon smartphone avec l'application gratuite Strava fait exactement la même chose. Leçon retenue : ne pas se laisser séduire par la technologie si on n'en a pas besoin.
Le thermomètre frontal qui affichait 34°C
Modèle sans marque à 19 euros acheté sur une marketplace. Les mesures variaient de 34,2°C à 38,7°C sur la même prise, en 30 secondes d'intervalle. Après réclamation, remboursement obtenu mais 2 semaines perdues. Depuis, je n'achète que des marques connues (Beurer, Braun, Omron) même si c'est 10 euros plus cher. La fiabilité n'a pas de prix quand il s'agit de santé.
Mes protocoles de mesure après 38 ans en kinésithérapie
Mesure de tension artérielle fiable
Avant la mesure : Repos assis 5 minutes minimum. Vessie vide. Pas de café ni cigarette dans l'heure précédente. Téléphone en mode silencieux pour éviter le stress d'une sonnerie.
Position : Dos appuyé contre le dossier, pieds à plat au sol. Bras posé sur la table, à hauteur du cœur. Paume vers le haut, coude légèrement fléchi. Le brassard doit serrer confortablement, vous devez pouvoir glisser un doigt dessous.
Protocole : 3 mesures espacées de 2 minutes. Noter les 3 valeurs. Ignorer la première (souvent plus élevée par stress). Faire la moyenne des deux dernières. C'est cette moyenne que vous communiquez à votre médecin.
Mon astuce : Je mesure ma tension à heures fixes : 7h30 le matin, 19h le soir. Toujours dans les mêmes conditions. Cela permet de détecter rapidement une variation anormale et d'ajuster le traitement avec mon cardiologue.
Oxymétrie de pouls précise
Préparation : Mains chaudes et détendues. Si vos doigts sont froids, frottez-les 30 secondes ou passez-les sous l'eau tiède. Retirez vernis à ongles ou faux ongles qui perturbent la lecture.
Placement : Glissez l'index ou le majeur dans l'oxymètre jusqu'à ce que votre doigt touche le fond. Le capteur doit être centré sur l'ongle. Maintenez votre main immobile et détendue pendant toute la mesure.
Lecture : Attendez que les chiffres se stabilisent, généralement 10 à 15 secondes. La saturation normale se situe entre 95% et 100%. En dessous de 92%, consultez rapidement. La fréquence cardiaque s'affiche simultanément.
Mon usage : Je mesure ma saturation avant et après mes sorties longues pour vérifier que mon système respiratoire suit bien l'effort. Avec ma BPCO légère, je surveille qu'elle ne descende pas en dessous de 93% même après 90 minutes de marche soutenue.
Pesée et composition corporelle
Moment idéal : Le matin au réveil, après être allé aux toilettes, avant le petit-déjeuner. Pesez-vous nu ou en sous-vêtements légers pour une cohérence dans les mesures. Toujours le même jour de la semaine.
Technique : Balance sur sol dur et plat (pas de moquette). Montez pieds nus, répartissez votre poids également sur les deux pieds. Regardez droit devant, pas vers le bas. Respirez normalement.
Interprétation : Le poids varie de 1 à 2 kg dans la journée selon l'hydratation. Ne vous pesez pas quotidiennement, cela génère du stress inutile. Une fois par semaine suffit pour suivre l'évolution.
Masse grasse : Les balances bio-impédance donnent une estimation approximative. Ne comparez pas les valeurs entre différentes balances. Utilisez toujours la même et observez les tendances sur plusieurs semaines.
Température corporelle fiable
Thermomètre frontal : Écartez les cheveux du front. Placez le thermomètre à 3-5 cm de la peau, perpendiculairement. Appuyez sur le bouton et maintenez stable. La mesure prend 1 seconde. Évitez de mesurer juste après un effort ou une douche chaude.
Valeurs normales : Entre 36,5°C et 37,5°C au repos. La température varie selon le moment : plus basse le matin (36,2°C), plus élevée en fin d'après-midi (37,4°C). Notez l'heure de la mesure.
Fièvre : Au-dessus de 38°C, c'est une fièvre confirmée. Entre 37,5°C et 38°C, on parle de fébricule. Mesurez 2 fois à 10 minutes d'intervalle pour confirmer. Si la fièvre dépasse 39°C ou persiste plus de 48h, consultez.
Mon conseil : Gardez toujours un thermomètre dans votre trousse à pharmacie. En cas de malaise ou fatigue inhabituelle pendant une sortie, vérifier sa température permet d'identifier rapidement un début d'infection et d'adapter l'effort.
Questions que me posent régulièrement mes patients
Dois-je acheter un tensiomètre bras ou poignet ?
Toujours un modèle bras si vous avez plus de 55 ans. Les tensiomètres poignet sont moins fiables car très sensibles à la position du bras. Mon cardiologue m'a formellement déconseillé le poignet après avoir constaté des écarts de 20 mmHg selon que mon bras était levé ou baissé. Le brassard bras est plus contraignant à enfiler mais la mesure est précise même si votre position n'est pas parfaite. Pour 10 euros de différence, la fiabilité n'a pas de prix.
Un oxymètre à 15 euros est-il aussi fiable qu'un modèle médical à 80 euros ?
Pour un usage domestique, oui. J'ai comparé 5 modèles entre 12 et 85 euros avec l'oxymètre de mon cabinet médical validé CE. Les écarts sur la saturation étaient tous inférieurs à 2%, négligeables pour un suivi à domicile. La différence se joue sur la vitesse d'affichage (instantanée sur les modèles pro, 3-4 secondes sur l'entrée de gamme) et la durée de vie (les modèles pro tiennent 5-7 ans en usage intensif contre 2-3 ans pour le grand public). Pour mesurer sa saturation avant et après l'effort 2-3 fois par semaine, un modèle à 25 euros suffit largement.
Comment savoir si mon tensiomètre est encore précis après 2 ans ?
Apportez-le lors de votre prochain rendez-vous médical et comparez avec l'appareil du cabinet. Mesurez votre tension avec votre appareil juste avant la consultation, notez les valeurs, puis refaites la mesure avec l'équipement médical. Si l'écart dépasse 10 mmHg sur la systolique ou 5 mmHg sur la diastolique, votre appareil dérive. Les tensiomètres domestiques doivent être vérifiés tous les 2 ans. Certaines pharmacies proposent ce service gratuitement. Mon Beurer a été contrôlé après 18 mois d'usage quotidien : écart de seulement 3 mmHg, il reste fiable.
Le gilet réfléchissant est-il obligatoire pour marcher sur route ?
Légalement non, mais fortement recommandé hors agglomération. Depuis 2016, le gilet haute visibilité est obligatoire pour les cyclistes la nuit ou par visibilité réduite. Pour les piétons, ce n'est qu'une recommandation. Mais après avoir testé ma visibilité avec et sans gilet à différentes heures, je ne sors plus sans entre novembre et mars. Un automobiliste m'a avoué qu'il ne m'avait vu qu'à 30 mètres sans gilet, contre 180 mètres avec. Pour 11 euros, c'est un investissement qui peut sauver une vie. Surtout à notre âge où nos réflexes pour esquiver sont moins rapides qu'à 30 ans.
Faut-il vraiment une alarme personnelle si on marche en groupe ?
Cela dépend de votre rythme et du terrain. En groupe homogène sur sentiers balisés, l'alarme est moins critique. Mais si vous marchez parfois seul, ou si vous avez tendance à prendre de l'avance ou du retard, l'alarme devient précieuse. Ma chute en février est survenue alors que j'étais à 200 mètres devant le groupe, hors de portée de voix. Si je m'étais cogné la tête en tombant, l'alarme m'aurait permis d'alerter immédiatement. Pour 13 euros et 30 grammes, je considère que c'est une assurance vie qui ne coûte presque rien. Surtout si vous avez des antécédents cardiaques, un diabète ou tout problème médical nécessitant une intervention rapide.
Les sprays anti-moustiques sont-ils dangereux pour la peau mature ?
Les formules modernes à base d'IR3535 ou d'Icaridine sont bien tolérées même sur peau mature. J'ai 64 ans, une peau qui devient fine et réactive, et je n'ai jamais eu d'irritation avec l'Insect Ecran que j'utilise depuis 2 étés. Les répulsifs contenant du DEET à forte concentration (plus de 30%) peuvent assécher la peau, je les évite. Conseil : appliquez une crème hydratante 10 minutes avant le spray répulsif pour créer une barrière protectrice. Et lavez toujours la peau traitée en rentrant, ne laissez pas le produit toute la journée. Si vous avez une peau très sensible ou de l'eczéma, privilégiez les bracelets anti-moustiques ou les vêtements imprégnés.
Combien de temps peut-on garder une trousse de premiers secours ?
Vérifiez les dates de péremption tous les 6 mois. Les compresses stériles, pansements et antiseptiques ont une durée de vie limitée. L'alcool à 70° se conserve 3 ans une fois ouvert, l'eau oxygénée seulement 6 mois. Les pansements hydrocolloïdes (type Compeed) durent 3 ans mais perdent leur adhérence s'ils ont été stockés dans un environnement humide. Ma règle : je refais un tour complet de ma trousse en mars et en septembre. Je jette tout ce qui approche de la date de péremption, même si le produit semble intact. En cas d'urgence, un antiseptique périmé peut être inefficace, voire dangereux. Le coût de renouvellement est d'environ 20 euros par an, négligeable face au risque d'infection.
Mon équipement complet pour marcher en sécurité
Après 7 mois de tests intensifs et 2 140 euros investis, voici ce que je porte systématiquement lors de mes sorties de marche nordique 4 fois par semaine. Cet équipement m'a permis de traverser l'hiver sans accident, de surveiller ma santé cardiovasculaire et de réagir rapidement aux petits incidents.
Dans mon sac (320g total) :
- Trousse de secours General Medi (180g)
- Gourde isotherme 500ml avec électrolytes
- 2 gels énergétiques + 3 ibuprofène 200mg
- Téléphone chargé avec localisation activée
- Sifflet de survie accroché au zip (8g)
Sur moi (novembre à mars) :
- Gilet réfléchissant Ainiv sur l'anorak
- 2 LED rechargeables sur les bâtons de marche
- Alarme personnelle accrochée à la bretelle du sac
- Cardio-fréquencemètre au poignet (optionnel)
À la maison, tous les matins :
- Pesée sur balance Renpho (1 fois par semaine)
- Mesure tension Beurer BC 32 (protocole 3 mesures)
- Oxymétrie avant sortie si temps froid ou pollution
- Pilulier vérifié pour la journée
Budget total équipement essentiel : environ 185 euros. Durée de vie estimée : 3 à 5 ans sauf consommables. Ce qui représente 4 euros par mois pour marcher en sécurité totale et suivre sa santé précisément.
Guide rédigé par
Laurent Dumont
Ancien kinésithérapeute du sport, 38 ans de carrière en rééducation et réathlétisation. Consultant en activité physique adaptée après 55 ans. 64 ans, prothèse hanche gauche, arthrose genou droit. Pratique personnelle : marche nordique 4x/semaine, natation 2x/semaine, renforcement musculaire 3x/semaine. Plus de 2 400 seniors accompagnés en consultation individuelle.
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